LES BASES

Sur le plan fonctionnel

C’est à ce niveau que l’on constate le changement de cap entre la banque de céréales et le grenier de sécurité alimentaire. D’abord la fédération se restructure et les cellules deviennent des Unités d’Appui. Il existe actuellement 14 unités d’appui dont l’unité d’appui au réseau des greniers de sécurité alimentaire (UAR-GSA).

Contrairement aux banques de céréales dont le stock était constitué en nature (céréales), les GSA font appel à un fonds de roulement sous forme de prêt remboursable en fin de campagne. Un comité d’octroi composé d’un représentant des présidents d’union, un représentant de la Direction, un représentant du R-BTEC et les membres de l’unité d’appui est mis en place à cet effet. Son rôle est d’examiner les demandes et de donner un avis motivé quant à la suite à leur donner. La vente à crédit étant proscrite au profit de la vente en petit détail permet aux familles d’avoir accès aux vivres à proximité d’elles à moindre coût. L’encouragement à la diversification de l’offre répond à un objectif double qui est d’une part la réponse à une demande réelle des villageois, pour lesquels l’approvisionnement en denrées alimentaires de première nécessité (huile, arachide, etc.) pose également problème durant l’hivernage, et d’autre part elle limite les risques liés à une activité commerciale trop spécialisée. Ainsi, en cas d’évolution négative des prix des céréales entre le moment de l’achat et celui de la vente, on peut espérer que les pertes subies sur celles-ci pourront au moins en partie être compensées par des bénéfices sur la commercialisation d’autres produits.

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Sur le plan institutionnel

Dénommée auparavant « cellule banque de céréale », elle est ancrée au sein de la FNGN qui était alors structurée en cellule. Suite à une étude commanditée par SOS FAIM Belgique en 1999 pour évaluer les performances du réseau des banques de céréales, une deuxième mission menée en 2002 par Dominique LESAFFRE et Maxim COULILBALY un nouveau programme a vu le jour. Partant de l’expérience des banques de céréales, il propose une nouvelle démarche d’où le changement de nom de banque de céréale en Grenier de Sécurité Alimentaire (GSA).

 

Les étapes de l’évolution

Parti de 235 banques de céréales, le programme a consenti des efforts pour réhabiliter  et construire un certain nombre de greniers. C’est ainsi que entre 2003 et 2007 avec l’appui du programme, 88 nouveaux greniers ont été construits et  45 greniers l’ont été par les populations sur fonds propres, 261 bâtiments ont été réhabilités  et enfin  10 nouvelles adhésion ont porté le nombre à 378 GSA aujourd’hui. Il faut souligner que depuis 2007, le fonds d’appui à la réhabilitation est suspendu. De même, la seconde phase ne dispose pas de budget ni pour la construction ni pour la réhabilitation. Car le programme estime que les unions et GSA ont suffisamment de fonds pour le faire et cela relève de leur responsabilité. L’évolution du PR-GSA se superpose quelque peu à celle de la Fédération Nationale des Groupements Naam (FNGN). Elle se subdivise au triple niveau institutionnel, organisationnel et fonctionnel.

   

Les éléments fondateurs

Le programme a été conçu sur base de l’analyse du fonctionnement du réseau de banque de céréales de la FNGN. De cette étude il ressort que la banque de céréales répond à des besoins essentiels de la population et à une de ses principales préoccupations. En effet, les conclusions révèlent que :

  1. l’insécurité alimentaire demeure une préoccupation majeure des populations rurales dans le nord du Burkina Faso ;
  2. l’implication des organisations paysannes dans les marchés vivriers constitue un facteur d’amélioration et de moralisation  de ces marchés en renforçant le pouvoir de négociation des producteurs et consommateurs ruraux face aux commerçants ;
  3. la BC peut devenir un instrument économiquement viable si elle est bien gérée ;

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Sur le plan organisationnel

Le Programme de Renforcement du Réseau de Grenier de Sécurité Alimentaire (PR-GSA) s’appui sur les structures décentralisées de la FNGN qui sont les unions et les groupements. Du point de vu organisationnel, Le PR-GSA travaille dans ces structures décentralisées par le biais des présidents d’union et des animateurs. Le parc de Greniers de Sécurité Alimentaire s'élève aujourd'hui (en 2010) à 378 GSA avec une population estimée à 700 000 ames regroupés autour de 64 unions dans 21 provinces sur  45 et 7 régions sur 13 que compte le pays. Le suivi est effectué par 30 animateurs et animatrices d’union. Les GSA sont organisés autour du comité de gestion des GSA (COGES), composé d’une présidente, d'une gestionnaire, d'une trésoriere et d'un organisateur, une coordination (les représentants des groupements du village :

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