Les éléments fondateurs

Le programme intervient dans plusieurs régions parmi les plus affectées par l’insécurité alimentaire. La production agricole est fortement tributaire des aléas climatiques notamment les variations pluviométriques et la dégradation avancée des sols qui constituent les principaux handicaps de l’agriculture burkinabé. L’accès difficile (coûts élevés et disponibilité insuffisante) aux intrants, semence de qualité limite la productivité du secteur en particulier pour les cultures vivrières. L’accès au crédit bancaire n’est pas aisé pour les producteurs qui ne disposent pas de garanties suffisante soit la majorité des populations. Les institutions de micro crédit en plus du fait qu’elles ne correspondent pas souvent aux besoins des populations (car les conditions ne sont pas à la portée des concernés), ne couvrent pas l’ensemble du pays. Enfin les connaissances limitées des techniques culturales consommant moins d’intrants externes et le fort taux d’analphabétisme ne permet pas un bon développement de l’agriculture.
Cette  étude qui avait à la fois confirmé la pertinence et mis en évidence les faibles performances du réseau des banques de céréales a servi de repère théorique. C’est la combinaison de ces éléments qui a conduit la FNGN en collaboration avec SOS FAIM Belgique à développer et financer le programme de renforcement du réseau des banques de céréales entre temps rebaptisé Greniers de Sécurité Alimentaire (GSA).